La CIRGL organise une rencontre des Chefs de renseignement rwandais et burundais a la frontiere de Nemba #rwanda #RwOT

Les deux Chefs de renseignement militaire rwandais (a gauche) et burundais (a droite) marchent cote a cote vers la salle de reunion. Le mediateur de la CIRG se met en retrait a gauche

Une heureuse initiative de la CIRGL
Le Rwanda était représenté par le Gén. Vincent Nyakarundi et le Burundi par le Col. Ernest Musaba. Le principal organisateur de la rencontre, l'EJVM, était représenté par le Col. Léon Mahoungou.

D'entrée de jeu, le Col. Mahoungou a pris la parole pour déplorer le déficit sécuritaire constaté depuis 2015 le long de la frontière entre les deux pays avant d'inviter les deux parties à débattre en toute liberté et franchise sur les causes de cette situation précaire et de tenter des solutions.

« Je vous annonce qu'au cours de la séance de débat, il n'y aura pas de limitation de durée de prise de parole. Néanmoins, je vous invite à la concision et précision dans vos débats », a tenu à préciser le colonel Mahoungou.

Col Leon Mahoungou annonce le plan de travail de la rencontre

Prenant la parole à son tour, le Gén. Vincent Nyakarundi a déploré l'opacité entretenue par la partie burundaise autour des incursions meurtrières sur le territoire rwandais venant du Burundi sont incontrôlées. Il a parlé de la présence de groupes anti rwandais des FLN/ CNRD (Forces Nationales de Libération- Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie) dans la Réserve naturelle de la Kibira burundaise formant un prolongement de la Nyungwe rwandaise.

Cette rencontre prépare-t-elle celle des Chefs d'Etat Major des deux armées ?

« Je vous invite au débat franc », a dit Mahoungou suggérant que dans le canevas de la réunion, le premier exposé reviendra à la partie burundaise et qu'à la fin de la rencontre, « la partie rwandaise présentera des approches pour le règlement des défis constaté (et qu'elle sera) suivie par la partie burundaise… ».

Une bonne méthodologie de travail dites-vous ? Oui en effet, à part que les questions à verser au débat sont de taille. Et chaque pays devra faire des concessions très pénibles pour renormaliser la situation.

La partie burundaise sera-t-elle capable de revoir son plan qu'elle mijote serieusement depuis longtemps et pour lequel elle a invité sur son sol et en formation de bataille le long de la frontière rwando burundaise, beaucoup d'éléments FDLR/Forces Démocratiques de Libération du Rwanda ? A quel prix pourra-t-elle extirper ces éléments de ses bataillons militaires déployés le long de la frontière commune, certainement prêts à en découdre avec l'autre cote de la Kanyaru ?

Et comment la partie rwandaise pourra-t-elle traiter les auteurs du putsch manqué de 2015 au Burundi à qui elle a donné asile et qui ne cogitent pas ?

Une rencontre détendue

On a vu les deux chefs des services de renseignement des deux pays causer entre eux sans gêne en présence du Médiateur de l'EJVM. Pourtant la tâche qui les attendait au cours des débats à huis clos doit avoir été énorme.

Une causerie de bon gout entre les trois militaires Col Mahoungou (EJVM) a gauche, Gen. Nyakarundi (Rwanda) au Centre et Col. Musaba (Burundi) a droite. Une reunion qui s'annonce detendue !
Une photo souvenir de la rencontre

Jovin Ndayishimiye



source https://fr.igihe.com/La-CIRGL-organise-une-rencontre-des-Chefs-de-renseignement-rwandais-et.html

Post a comment

0 Comments