Kampala : une brutalité inouïe face à l'opposition ; des opposants décident de quitter la course #rwanda #RwOT

Cette tactique de brûler les pneus de la part des manifestants et d'élever les barricades est un signe qu'ils auront demandé en vain une autorisation légale de la mairie pour manifester pacifiquement

Ce climat de violence inouïe survenu à Kampala est consécutif au fait que la Police ugandaise a arrêté et emprisonné l'idole des jeunes, le musicien Député Robert Kyagulanyi alias Bobi Wine (38 ans) alors qu'il faisait sa campagne à l'Est du pays, dans le district de Luuka.

Une jeunesse délibérément non préparée à l'exercice démocratique pacifique
Dans ce pays ugandais, tout semblait être en place pour l'exercice d'une démocratie concurrentielle parfaite. Malheureusement, un super candidat Kaguta Museveni au pouvoir depuis 1986 (34 ans), triche. Aurait-il autorisé à sa police de réprimer sans pardon les civils qui s'opposent à son pouvoir ou à sa réelection ?
Tout tourne autour de l'impréparation délibérée d'une jeunesse ugandaise fatiguée de son septuagénaire président Yoweri Kaguta Museveni (76 ans). Lui aussi sait très bien que sa popularité est en chute libre, surtout parmi la jeunesse ugandaise qui a tout yeux pour Kyagulanyi.

Ce jeune meurt à cause d'un pouvoir qui ne comprend pas que tout âme est une force de la nation ugandaise. Il meurt pour que les changements surviennent dans sa société.

Alors cette jeunesse va subir ce royal courroux de Museveni. Dans les manifestations de ce mercredi 18 novembre d'une jeunesse de Kampala exigeant la libération immédiate de leur idole Kyagulanyi qui a été arrêté dans le District Lukwaa à l'Est de l'Uganda, une répression policière brutale s'abat sur elle utilisant bastonnade, gaz lacrymogène, tir à balles réelles et à balles en caoutchouc, occasionnant plus de 8 morts, des mutilés et de nombreux blessés.

Ce jeune homme n'aura plus l'usage de ses jambes. Quelle arme la police a-t-elle utilisé pour pouvoir abimer ce jeune homme ?

Outre que les chancelleries occidentales dont celle des USA à Kampala ont désapprouvé cette mauvaise gestion de la violence par la police ugandaise, les généraux à la retraite Mugisha Muntu et Henry Tumukunde qui sont dans la course pour la présidentielle de ce février 2021, ont décidé d'arrêter leur campagne présidentielle jusqu'à ce que Museveni ordonne à sa police de relâcher Kyagulanyi et son camarade Patrick Amuriat.

Apparaissant sur NBS TV ce 18 novembre, Tumukunde a dit que si cette violence perdure "tous les opposants dans la course à la présidentielle pourront décider d'arrêter leurs activités politiques".
Même son de cloche pour Mugisha Muntu qui sur son compte twitter confirme les déclarations télévisées de Tumukunde. Il exige que les droits politiques de Kyagulanyi et Amuriat soient respectés avant qu'il ne reprenne ses activités de campagne présidentielle.

Des jeunes qui ne contiennent pas leur colère s'attaquent à une police de Museveni qui les considère comme ennemis. Une éducation sociale inculquant des valeurs humains de respect de l'ordre n'a pas été mise à contribution pour que ces jeunes puissent constater froidement des exactions policières et donner le cours à une justice équitable pour trancher. Y-a-t-il des hommes intègres au sein de cette justice africaine ?

Les médias rapportent que ces manifestations, même si elles sont trop violemment réprimées à Kampala, sont reprises dans la plupart des grandes villes du pays.
Ceci dit, les forces policières brutales de Museveni appliquées sur la jeunesse ugandaise n'ont pas produit des effets escomptés. Il peut se faire qu'elles puissent marquer une échancrure entre le Président et ses sujets.
D'autre part, les commandants des unités de police impliqués dans cette charcuterie devront répondre de leurs actes. On ne tue pas facilement des civils alors qu'il y a la justice pour juger leur acte de vandalisme. Si, comme il s'entend, la police ugandaise a lancé une mise en garde contre les manifestations illégales si violentes soient-elles, elle n'a pas été briefée sur le comortement qu'elle aurait dû afficher en cas de déferlement de la situation.

Une police vandalise les marchandises de ces commerçants dans la gare routière. Ces derniers n'en peuvent plus et en viennent aux mains avec elle. Signe annonciateur du manque de confiance civile dans les forces de l'ordre

Dommage que l'ont tue une démocratie naissante qui commence à prendre forme dans ce pays-là.
Comme on est loin de la démocratie américaine où avec la toute superpuissance du monde, le Président Trump ne peut que crier au vol d'urnes par son adversaire Biden et qu'on s'en tienne là sans répression de manifestants aucune pour tel ou tel candidat !!!

NDJ



Source : https://fr.igihe.com/Kampala-une-brutalite-inouie-face-a-l-opposition-des-opposants-decident-de.html

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