Le Rwanda contre les brutalités policières : necessite de publicisation des activites de la Police disciplinary Unit a l'oeuvre #rwanda #RwOT

Au cours de ce rendez-vous avec ses citoyens, l'un d'eux lui a exposé la question de la brutalité policière inutile hypothéquant l'image de son régime.

" Mr le Président, on entend ici ou là qu'un policier a abattu un civil qui n'a que des bras vides pour soi disant lui opposer de la violence. Ne trouvez-vous pas qu'il s'agit d'une utilisation excessive de la force ? ", a dit le téléspectateur.

La réponse du Président arrive immédiatement. " J'ai instruit les commandants de la police et leur ai ordonné d'éradiquer ces habitudes et dans les meilleurs délais ", a dit le président.

Cette sortie publique du Chef de l'Etat a été suivie d'effet immédiat avec, ce 7 septembre, les déclarations du porte-parole de la Police Nationale, CP Jean Bosco Kabera annonçant des mesures répressives contre les agents de police qui lâchent facilement les balles de leurs fusils sur les civils ayant refusé d'obtempérer à leurs ordres ou sur les détenus tentant de s'échapper des Salles de police où ils sont gardés à vue.

" Il y a certains agents de police qui sont arrêtés et poursuivis pour usage excessif de la force au cours de leurs fonctions. Parmi eux, il y a celui qui a abattu des civils dans le District de Nyanza (Province du Sud) et un autre qui a battu à mort un autre citoyen dans le District de Rwamagana (Est) ", a indiqué à la presse le Commissaire de Police disant que les dossiers judiciaires de ces agents doivent être transmis au Parquet de la République pour que ces criminels comparaissent devant la justice qui ne dit rien à propos de dommages et intérêts y relatifs qui devraient être versés aux familles de ces victimes.

" Il nous a été demandé d'ouvrir aux médias nos activités en matière d'arrestation de tels policiers qui font usage excessif de la force et de publiciser les actions de procédure judiciaire à leur endroit. C'est le cas d'un policier qui, aux tout débuts de cette pandémie de la Covid19 a abattu des civils à Nyanza. Il a été arrêté et emprisonné à la prison de Nyanza où il comparaît devant le tribunal. Et ça, le public n'en sait rien. Il lui a été annoncé les exactions de cet agent de police et rien pour la suite réservée. Nos efforts à fournir, c'est pour que de tels incidents ne se reproduisent plus ", a explicité le porte parole de la police montrant des lacunes dans la communication de la police à propos de ses activités.

Il a ainsi déroulé beaucoup de cas de policiers sous les verrous pour avoir porté atteinte à l'intégrité physique des civils qu'ils étaient censés protéger.

" Un agent de police a battu sévèrement un citoyen de Karenge en District Rwamagana. Dépêché en urgence à l'hôpital, il a succombé à ces coups. Un autre agent de police en poste à Zaza de District Ngoma a abattu lui aussi un civil. Tous les deux ont été arrêtés pour faire face à la loi. L'instruction de leurs dossiers est en cours ", a dit le commissaire John Bosco montrant qu'à partir des faits instruits sur la scène du crime, le Ministère public devra prouver au juge dans un tribunal que tel ou tel agent de Police a fait excès de la force sur les citoyens.

Mis à part que cette Police Nationale ne publicise pas ses activités en matière de répression des crimes commis par ses agents, le Porte parole a confié à la presse que son institution se gère dans une discipline exemplaire qui n'accepte pas des dérapages de la part de ses agents. Ils sont régis par une discipline stricte au travail.

" Le fait que tel agent ne donne pas un service tel que demandé par la clientèle, cela est passible de punition disciplinaire ", a dit Le Commissaire Kabera évoquant ainsi l'existence active d'une unité au sein de la Police Nationale dite Comité de discipline mise en place et chargée de vérifier la probité de l'officier de police en cours de fonction et dans ses heures libres. Aucun, grand ou petit policier n'échappe à cette Police Disciplinary Unit.

Le Commissaire a évoqué pour exemple la récente radiation définitive des rangs de la Police national de 56 officiers de police y compris 7 officiers supérieurs de Police.
" Tout citoyen doit obtempérer aux ordres donnés par un agents de police dans l'exercice de ses fonctions. Il ne doit en aucun cas opposer une violence contre l'agent. Néanmoins quand le civil s'estime lésé, il peut porter plainte contre l'agent au poste de police d'où il est commis ", a dit le Porte parole croyant que le citoyen a de suffisantes dispositions pour un tel geste.

Jovin Ndayishimiye

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