Le Chairman du FPR dirige le Bureau Directeur National de son parti et fait une mise en garde à l'opposition armée #rwanda #RwOT

Les grands moments du discours du Chairman
La question de la sécurité et celles de politiciens qui croient être plus nationaux que les autres ont pris beaucoup d'espace dans le discours du chairman. Pour lui, il faut privilégier l'option de la reconstruction de ce pays.

" Ce pays est pour nous tous. Le construire est un objectif que nous partageons nous tous. Chacun doit apporter sa contribution en sa capacité et obligations. Si tu refuses d'apporter ta contribution à l'édifice public, il peut se faire que ce ne serait pas un crime mais ça ne t'honore pas. Il se peut aussi que tu es tenu par la loi de prendre telle responsabilité, eh bien, cette coercition est permise ", a dit le Chairman qui annonce solennellement adhérer à l'idée que les intérêts individuels sont sacro saints à la condition qu'ils n'empiètent pas sur ceux des autres.

Ah ! Vraiment ! Vive l'idéologie capitaliste et la propriété privée, semble-t-il dire !
" Nous pensons être fiers, complets de ce que nous sommes et de notre manière d'être. C'est comme cela que les gens se valorisent. Celui qui voudrait adopter les cultures d'ailleurs, cela le regarde. Pour ma part, je conseillerais de faire en sorte que nous soyons nous-mêmes et de nous améliorer davantage ", a-t-il dit très philosophique avant de montrer que le Rwanda est trop grand qu'on ne le pense, qu'il y a assez d'espace pour tous et pour chacun n'en déplaise son prédécesseur qui le comparaît à un verre plein.

" Beaucoup de personnes réclament la naturalisation rwandaise. Dans les hautes sphères autorisées et en conférence avec d'autres dirigeants nationaux, quand une telle personne soucieuse d'acquérir la nationalité rwandaise est positive… pourquoi la lui refuser ? Ce sont des forces supplémentaires qui s'offrent à nous ".

Non ! Ce pays est assez grand pour contenir tous ses citoyens
" Je pense que vous le savez. Beaucoup d'entre nous sommes ici par la force des choses. Nous y sommes car nous avons cherché avec insistance à y revenir malgré le ferme refus de ceux qui nous disaient que le Rwanda est plein à craquer, qu'il serait mieux que nous restions à l'étranger. Aucun Rwandais ne doit se sentir exclu de son pays. Tout Rwandais soucieux de rentrer doit avoir le plein droit. Même le peu de Rwandais qui sont en exil souhaitant rentrer au bercail ont le droit de rentrer et vivre dans son pays paisiblement ", a dit le Chairman du FPR, une organisation politique qui, de par son septième principe, s'est jurée d'éradiquer toute cause d'exil.

Cependant, a-t-il dit, il n'y a pas de conditions léonines que tel éventuel rapatrié doit poser :
" Mais un candidat au rapatriement n'aura pas à imposer une forme de rapatriement ou un statut social exigé même contraire à la loi ou contre la vie sociale une fois qu'il sera rentré au pays. A celui-là, nous lui disons, non ! ", a dit le Chairman d'un FPR très rigide en matière de discipline sociale imposée par des architectes qui analysent, scrutent l'histoire mouvementée du pays et décident du mode de gestion de la société rwandaise renaissant de ses cendres.

" Revenir au pays les armes à la main… un rêve impossible "
Le Chairman a mis en garde ces gens-là qui cherchent à rentrer pour rafler plus de droits que d'autres. Il lance des flèches aux politiciens rwandais qui croient devoir prendre les armes comme le FPR l'a fait en 1994 au moment où il y avait gâchis avec des droits fondamentaux refusés à une frange de Rwandais.

" Non ! ça ne se passe pas comme ça ! Prendre les armes et réussir la lutte, vous devez avoir un idéal noble que vous poursuivez. Vous ne pouvez pas le faire uniquement parce que tel autre l'a fait. Se dire que ceux-là qui sont au pouvoir avaient été expulsés du pays quand ils étaient des enfants… ça c'est un raisonnement simpliste. D'abord, il faut se demander comment ils sont partis du pays, dans quelles circonstances ? Qu'est-ce qui s'est passé quand ils sont revenus ? Qu'est ce qui les a motivés quand ils étaient contraints à un exil éternel… Beaucoup de paramètres à prendre en compte. Ce n'est pas que tu te lèves du jour au lendemain et te dire que tu es révolté, que tu as tué tes compatriotes ou tu as volé et pillé et puis à la fin de la journée, tu exiges que pour rentrer tu dois être gratifié de tel statut social prestigieux. En vérité, si le dit statut social que tu réclames dérange les intérêts et la vie des autres, là, tu n'auras rien ",}

a dit Paul Kagame faisant allusion aux vieux opposants politiques qui tempêtent en Occident et qui commettent une fatale erreur de s'allier à des groupes armés que le régime qualifie de terroristes.

Le chairman Paul Kagame du FPR pose toujours comme un " rebel " vingt six ans après la guérilla victorieuse … Il tient à faire le point :
" Quand on te montre la réalité et que tu la constates mais que tu refuses de l'accepter… La vérité ne se cache jamais… "

Il s'adresse carrément aux opposants
" En principe, ils (les opposants armés ?) devraient revenir à la réalité et tempérer leurs aspirations Ils se disent que toutes les guerres s'entreprennent et se vainquent ? Il s se trompent. Ceux-là qui ont remporté la guerre de 1994, actuellement ils sont très à l'aise avec les guerres qui leur sont proposées par l'ennemi. En vérité, à part les défis que nous devons relever au quotidien, je pense que nous sommes bien positionnés ", a-t-il conclu sur cette note de mise en garde contre ses opposants politiques qui croient comploter avec les pays voisins pour déstabiliser son régime. Il n'a pas osé leur dire qu'à tout moment il peut aller les pêcher autant qu'il l'a fait au cours de ces mois de l'an 2020.

NDJ



Source : https://fr.igihe.com/Le-Chairman-du-FPR-dirige-le-Bureau-Directeur-National-de-son-parti-et-fait-une.html

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