Un projet de 2200 logements abordables dans Kigali, quid de l'agriculture de rente des districts ruraux ? #rwanda #RwOT

Son voisin fera de même au point qu'il ne sera pas possible pour que trois, quatre voire même dix payans seront incapables de consolider leurs terres pour y faire pousser une culture de rente. Ainsi va le sous développement des pays africains. Ils ne vont pas loin dans l'exploitation des possibilités de passer de l'étape A de leur situation de sous développement à B puis C... Ils dépensent dans des besoins importants avant de fructifier leurs avoirs pour pouvoir mieux penser à satisfaire leurs besoins pour une décence.

Pour eux, il faut d'abord dépenser de grosses sommes dans leurs habitations et penser production après. Un raisonnement étriqué, dites-vous ? Mais où sont les sociologues du développement rwandais ? Ils se taisent. Ils sont dans l'expectative face à l'engouement de chaque citoyen rwandais ӑ se construire un logement plus décent et avenant que celui de son voisin.

Face à cette tendance, les pouvoirs publics semblent ne pas savoir sur quel pied danser. Comment délimiter les espaces à urbaniser et dégager de grands espaces agricoles permettant une libre association de plusieurs hectares de terres paysannes voisines afin de développer de nouvelles tendances agraires, celles des monocultures hautement productives pour un marché local ou international ? C'est tout un énorme programme !

Et puis ici, Villes et Districts ruraux signent avec le Président de la République des contrats de performance. Le Maire de la Ville de Kigali met tout le paquet sur la construction d'au moins 2200 habitations à coûts abordables pour le plus d'un million et demi des Kigalois pour 2020-2021. Aux Maires des districts ruraux d'être plus tacticiens et savoir que leur première mission, contrairement aux besoins de la grande Ville Capitale Kigali, est le décuplement de la production agricole et animale agrandie de sa transformation. Bref pour une agriculture commerciale en lieu et place de l'agriculture de subsistance qui reste visible dans la plupart des contrées du pays. Pour cela il faut une délimitation stricte des espaces habitables urbanisés.
La Ville de Kigali fait des projections de construction de 859.000 habitations pour parvenir à loger la population urbaine en 2050 qui sera plus de 3 millions de citadins.

Mais ici les experts en construction donnent des conseils importants aux autorités des mairies de Kigali et des districts. Ils les encouragent à viabiliser même les quartiers entiers habités qui comptent des trous perdus de plus de vingt mètres de profondeur pour chaque habitation. Ils leur demandent de construire des canaux le long des avenues et rues qui devront recueillir les eaux usées des habitation pour les diriger dans un centre de retraitement de ces dernières. Ces ingénieurs interrogés disent craindre à la longue des secousses sismiques de grande échelles qui pourraient faire des destructions importantes de ces quartiers perforés à chaque vingt ou trente mètres d'une parcelle à une autre et perchés sur les collines urbaines de Kigali et d'ailleurs.

Ainsi il y va de cet engouement citoyen pour une habitation décente. Mais au menu de la cérémonie de signature des contrats de performance des maires de districts avec le Président de la République, pourquoi ces maires de districts ruraux ne s'engagent-t-ils pas à leur tour à déclarer que leurs districts se spécialiseront dans telle ou telle culture de rente ou dans l'élevage de tel ou tel bétail avec des chiffres de production à l'appui et les moyens pour y parvenir ? Ceci devrait relever d'une priorité et d'une instruction expresse du Chef de l'Etat à ses vassaux.

NDJ



Source : https://fr.igihe.com/Un-projet-de-2200-logements-abordables-dans-Kigali-quid-de-l-agriculture-de.html

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